Dimanche 18 novembre 2007
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Samedi 3 novembre 2007.
Ma
grande sœur m’avait promis une surprise. Elle protégeait son secret comme une mère ses petits, et c’est presque les yeux bandés qu’elle m’a fait faire les 3 heures de route qui nous séparaient du
lieux de mon cadeau. J’imaginais plein de choses, et c’est le ventre serré comme avant un grand événement que j’ai fait le trajet.
Point
de chute Marcoussis. Je ne connaissais cet endroit que parce que j’avais entendu que le 15 français s’y était entraîné quelques semaines auparavant. A part du cheval ou des champignons je ne
voyais pas ce que l’on venait faire ici.
En
pleine campagne, au moment où à travers les arbres je découvrais un circuit automobile elle m’a tendu un petit coffret en carton noir sur lequel une Ferrari était couchée, et à l’intérieur duquel
était écrit que j’allais la piloter pendant 5 tours sur ce circuit. Elle avait réussi sa surprise ma sœurette et très rapidement mes yeux ont pris la couleur de la belle italienne reproduite sur
la boite.
Après
l’accueil chaleureux des hôtesses, un buffet était dressé pour nous faire patienter jusqu’au briefing. La piste était humide et même en ayant une certaine expérience du pilotage, les mises en
garde prodiguées par les organisateurs sont utiles et rassurantes. Les 490 CV aux roues arrière de la F 430, c’est pas tous les jours qu’on les dompte.
Un
rapide tour de reconnaissance des 1 k 600 du circuit à bord d’un flambant Hummer H 2, un tour beaucoup plus rapide dans une Clio V 6 avec un pilote qui envoie fort, Un tout petit peu
d’attente et c’est par notre nom et prénom qu’on nous appelle pour prendre le volant de la Ferrari.
La
portière est ouverte, une petite caresse sur l’aile en passant
et c’est plein d’émotion que je me glisse dans le baquet. Je me présente au moniteur déjà en place, mes yeux parcourent l’intérieur de la voiture
et j’essaie d’apprécier au maximum l’instant. Tout y est. Le Cavalino trône au centre du volant, le compte-tours a fond jaune est bien en évidence au milieu du tableau de bord, et le compteur de
vitesse gradué jusqu’à 360 km/h nous rappelle si besoin est, que l’on est à bord d’une GT d’exception.
Casque, dernières recommandations du moniteur, une légère pression sur le bouton Start, en bas à gauche sur le volant, et le V 8 Italien de 4.3 litres me salue à son tour dans un son rauque et
doux à la fois. L’action sur la palette pour rentrer le 1er rapport ne crée aucun à-coup, j’effleure la pédale de droite et la voiture se met en mouvement. Je longe l’allée
des stands au ralenti, c’est déjà le bonheur, le moteur est d’une souplesse étonnante certainement aidé par une gestion électronique au top.
Enfin
sur la piste ! Je me concentre tout de suite sur les trajectoires du premier enchaînement gauche/droite/gauche qui arrive vite. La voiture est précise et bluffante de facilité. Les
accélérations sont puissantes, les montées en régime linéaires, ça pousse fort. Les changements de rapport avec les palettes sont rapides sans avoir besoin de lever le pied et le coup de gaz
automatique au rétrogradage ajoute au plaisir intense que procure cette voiture. Le son du V 8 est envoûtant. Les 5 tours de circuit passent très vite et c’est contraint et forcé que je rentre au
stand.
L’aventure a été géniale. Certes, je n’ai pas attaqué au volant de cette fabuleuse auto, le moniteur ne m’aurait pas laissé faire, mais j’ai piloté sans chercher à en faire plus que ce que je
savais faire, il ne m’a alors pas bridé, je l’ai même fait glisser au 3eme tour dans un gauche qui ferme, alors que c ‘était formellement interdit, il n’a rien dit. Merci monsieur.
Merci
à ma sœur aussi, grâce à elle j’ai piloté le mythe. Quel cadeau ! Si vous avez la chance d’avoir une sœur comme la mienne n’hésitez pas. Sans chercher à leur faire de la pub, elle est passée
par Zone Rouge Organisation, je ne connais pas les autres sociétés qui propose ce genre de service, mais avec eux, c’était bien.
Pascal.
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